Article du mois de juillet rayé
4 mois se sont écoulés et tant de choses se sont passées.
Le 9 juillet je m'en allais direction Langres dans le 52, te laissant seule avec le reste de la famille.
Toi l'unique fille-enfant, l'adolescente.
Tu t'es construites ton univers, ta propre chambre dès mon départ.. une délivrance ?! Je n'en sais trop rien simplement que ça me déchiré d'avantage intérieurement car je savais d'ores et déjà que je n'aurais plus de repère intime dans le Nord. Je n'ai rien dis concernant cela, rien fais, hormis pleurer car à Langres ce n'était pas toujours facile et tu me manquais énormément. Je pleurais juste son mon sort, te confier mon mal être à toi, vivant à 450km de moi. Je n'aurais pas du, c'était trop facile et cela te faisais sûrement souffrir car tu disais m'aimer comme je t'aime.
Tu as beaucoup évolué sans moi, comme tu l'avais fais jusque là après tout. Je n'ai jamais réellement fait partie de ta vie sauf le soir avec mon ordinateur trop bruillant et ma présence dans la même chambre auparavant.
Á présent tout cela à changé, je suis rentrer dans le Nord, je ne suis plus réellement chez moi ce n'est pas étonnant que je n'y dors que lorsque je met le "ola" sur mes escapades nocturnes.
Ta chambre t'appartient, je n'y fais que loger de temps à autres, exprès car je sens que je ne suis pas forcement la bienvenue mais je comprend cela. Une chambre rien que pour sois-même c'est si génial, je m'en rappelle encore la dernière fois, j'avais 5 ans et 10 mois... Puis à Langres mais cela n'est pas pareil.
Bien que je ne dise rien, comme d'habitude, je n'ai ouvert mon coeur qu'une fois et tu été présente. Je m'en excuse avec du retard, j'ai craqué alors que je n'en avais pas le droit, j'ai craqué alors que tout était de ma faute, j'avais prise la décision de m'en aller, je devais assumer et ne pas pleurer.
Je ne suis pas une grande soeur modèle, ni même une jeune femme exceptionnelle. Je n'ai été que physiquement là durant le début de ta vie, l'esprit ailleurs, essayant de gérer la mienne alors que la moindre des choses aurait été de t'élever comme une grande soeur se doit de le faire, mais j'ai échoué, encore.
Depuis mon retour, plus aucun sentiment ne s'est indiqué.
Mon départ et retour aurait-il tout changé ?
J'ai l'impression d'avoir en face de moi une jeune fille plus mature qu'avant, n'ayant en aucun cas besoin de sa grande soeur..
Je me sens.. inutile en réalité.
Avant je ne me posais pas ce genre de question, je ne cherchais pas à comprendre ni même à y penser, je survivais avec mes problèmes, avec la réalité de piètre passé. Mais à présent j'y prend conscience et ça fait mal de se rendre compte de tout ça, car je t'aime et je sais que je ne mérite rien de toi.
Tu as dû évolué sans une épaule pour t'y appuyer lorsque l'enfance et le début d'adolescence étaient dures. Comme deux étrangères au final.
J'espère que rien n'est redevenue ainsi.
Je t'aime trop pour te perdre à nouveau.